Janvier 1945 :
La seconde guerre mondiale commencée en 1939 par l’invasion de la Pologne par les troupes nazies, qui profitent du pacte de non-agression avec l’URSS, a entrainé l’entrée en guerre de la France et du Royaume-Uni. Devenue mondiale avec l’entrée dans le conflit des USA en 1941, les victoires allemandes du début font place à une successions de défaites de plus en plus cuisantes pour les troupes du Führer. En ce début d’année 1945, la Wehrmacht recule sous tous les front : à l’Ouest face aux troupes américaines, anglaises et françaises principalement, comme à l’Est sous la poussée inexorable de l’Armée Rouge. Si la guerre semble définitivement perdu pour les Allemands, l’horreur de la libération des camps est révélé au monde entier. Le génocide des juifs (et d’autres minorités) est l’application de la solution finale mise en place par les nazis sont des crimes qui ne s’effaceront jamais et qui doivent continuer d’être enseignés pour que jamais l’oublie efface les souffrances et les meurtres en masse commis par un état souverain envers une population civile désarmée.
Ce 27 janvier 1945, les troupes russes vont découvrir l’horreur absolu en entrant dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau (Pologne)
Janvier 2020 :

Emmanuel Macron a appelé à « ne rien céder » face à « l’insupportable regain de l’antisémitisme », en rendant hommage lundi aux 76.000 juifs déportés de France, 75 ans après la libération des camps d’Auschwitz-Birkenau.
« Nous traquerons l’antisémitisme, le racisme sous toutes ses formes, la haine qui s’affiche au grand jour, comme celle qui se tapisse dans l’ombre et l’anonymat » , a déclaré le chef de l’Etat devant 200 personnes, dont 50 rescapés des camps de concentration, réunies au Mémorial de la Shoah à Paris.
« Nous ne céderons rien » , a-t-il insisté, cinq jours après avoir porté le même message de « vigilance » au cours de son voyage en Israël.
Emmanuel Macron a de nouveau mis en garde contre « l’insupportable regain de l’antisémitisme dans notre Europe« , ce « mal souterrain » qui peut « porter son visage de toujours » ou « emprunter les masques nouveaux de la haine islamiste de l’antisionisme » .
« 868 lieux de culte juifs font l’objet d’une surveillance renforcée, les associations qui appellent à la violence sont dissoutes, des équipes d’enquêteurs spécialisés sont mises sur pied sur tout le territoire et nous poursuivrons » ,a-t-il expliqué, devant l’ancien président Nicolas Sarkozy, les ministres de l’Education Jean-Michel Blanquer et de l’Intérieur Christophe Castaner, et de personnalités comme Serge Karsfeld ou Robert Badinter.
Il a souligné l’importance du « travail de mémoire et d’éducation » qui « sont nos antidotes » face à ces menaces.
Le président du Mémorial, Eric De Rotschild, a également averti que « ce qui s’est passé il y a 75 ans peut recommencer » car « les démons ne sont jamais malheureusement très loin » et « l’antisémitisme continue de s’épanouir » .
Avant son discours, Emmanuel Macron a inauguré le Mur des Noms rénové, qui recense les noms des déportés de France, Français ou étrangers, entre mars 1942 et l’été 1944.
Erigé en 2005 dans le quartier du Marais et inauguré par Jacques Chirac, ce mur, composé de 222 dalles en pierre, garde la mémoire de 76.000 Juifs, dont 11.400 enfants. Quelque 2.500 d’entre eux sont revenus des camps.
Neuf mois de travaux ont été nécessaires pour rénover le mur en y apportant 6.200 corrections dans les noms, les prénoms et les dates de naissances. 379 noms ont été retirés et 226 ajoutés pour tenir compte des recherches menées par les historiens. « Nous voulons un mur vivant, qui intègre toutes les données » , a expliqué le directeur du Mémorial, Jacques Fredj.

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est rendu lundi en Pologne pour participer aux cérémonies pour le 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz.



