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Le Château Royal d’Amboise

Le Château Royal d’Amboise Programmation 2019

Vue générale du Château d'Amboise © L. de Serres

Des origines à la Renaissance :

Occupée dès le néolithique, Amboise devient la cité principale du peuple celte des Turones.

Les premières fortifications, édifiées sur l’éperon rocheux, favorisent le développement de l’artisanat gallo-romain.

Au IVe siècle après Jésus-Christ, le premier fossé du château est creusé pour défendre les logis édifiés au-dessus de la cité.

En 503, Clovis, roi des Francs vient à la rencontre d’Alaric, roi des Wisigoths sur l’île d’Or, face aux remparts Nord.

La forteresse est âprement disputée pendant la période médiévale sur fond de rivalité entre le duc d’Anjou et le comte de Blois.

1214, Philippe-Auguste, roi de France, investit la Touraine ; le fief d’Amboise devient son vassal. 1431, le seigneur Louis d’Amboise est condamné à mort pour avoir comploté contre le favori du roi Charles VII (1403/D1422/†1461) La Trémouille.

Finalement gracié, il doit néanmoins renoncer au Château d’Amboise confisqué au profit de la Couronne.

Charles VII y établit une compagnie de francs-archers.

Son successeur Louis XI (1423/D1461/†1483) fait édifier un oratoire à proximité du donjon où demeure son épouse Charlotte de Savoie.

C’est ici que naquit en 1470 son fils le Dauphin Charles, futur Charles VIII (1470/D1483/†1498).

Palais des rois de France à la Renaissance, le Château royal d’Amboise est au cœur des commémorations du 5ème Centenaire de Léonard de Vinci (1519-2019) dont il abrite la sépulture.

Château d’Amboise Salle du Roi © E. Sander

XVIIe et XVIIIe siècles : une citadelle, étape des souverains de France

À la fin du XVIème siècle, Château royal d’Amboise conserve sa fonction de place-forte en raison de sa position stratégique, mais devient une étape des souverains français qui y séjournent ponctuellement à la faveur de leurs déplacements dans le royaume, à l’exemple de Henri IV (1553- 1589- 1610), Louis XIII (1601- 1610-1643), Louis XIV (1638- 1643-1715) ou Philippe duc d’Anjou (1683- 1700/1724-1746), son petit-fils, futur Philippe V d’Espagne.

Louis XIII ordonne toutefois en 1620 la construction de nouvelles défenses. Mais faute d’entretien, le Château se dégrade progressivement : des corps de logis de l’enceinte occidentale du Château (entre la Chapelle Saint-Hubert et le Logis Charles VIII) sont démolis entre 1627 à 1660.

Amboise sert par ailleurs de prison. Des prisonniers célèbres y sont détenus, à l’exemple de Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des Finances de Louis XIV, disgracié en 1661. Il est escorté par le célèbre capitaine des mousquetaires d’Artagnan (vers 1615-1673) lors de ce séjour.

Amboise sort finalement de son sommeil au XVIIIème siècle avec Étienne-François, duc de Choiseul (1719-1785), puissant ministre de Louis XV (1710- 1715-1774).

Il en devient le propriétaire en 1763 en même temps que du domaine de Chanteloup tout proche où il fait édifier un château somptueux dans le goût du moment. Aussi préfère-t-il y résider plutôt que dans la citadelle d’Amboise où il installe des manufactures.

À la mort de Choiseul, son immense propriété est rachetée par la Couronne pour être cédée en 1786 à Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre(1725-1793), petit-fils légitimé de Louis XIV.

Il y aménage des appartements à partir de 1789 ; il procède à la destruction des colonnes et au cloisonnement de la Grand Salle. Il fait aménager une salle à manger panoramique sur la Tour des Minimes. Il ordonne des travaux dans les jardins : il fait ainsi planter des tilleuls en quinconce sur la terrasse Nord et aménage un parc de style anglais.

A la pointe occidentale de la forteresse, il fait édifier une pagode sur la tour Garçonnet, dans le style chinois.

En 1789, le logis des Sept-Vertus subit un incendie.

La Révolution change définitivement le destin du Château. En 1793, les autorités confisquent le Château et son mobilier afin d’en faire un centre de détention ainsi qu’une caserne pour les vétérans des campagnes menées par les armées révolutionnaires.

Dans ce démantèlement disparaissent également l’essentiel de la décoration du Château : lambris, cheminées, statuaire, peinture, ferronnerie, menuiserie, etc…

Après un espoir éphémère de récupérer leurs biens, l’héritière du duc de Penthièvre, Louise-Marie-Adelaïde, duchesse d’Orléans s’exile à la suite du Coup d’État du 18 fructidor de l’An V (4 septembre 1797) et en vertu d’un décret qui oblige les Bourbons à quitter la France.

Château d’Amboise Remparts © L. de Serres

 

XIXe et XXe siècles : outrages et renouveau d’un monument historique

Le Consulat (1799-1804) et l’Empire (1804-1814/1815) ouvrent une nouvelle page dans la vie du Château. Amboise est offert en 1803 au Sénateur Roger Ducos (1747-1816), ancien membre du Directoire, que le Premier Consul Napoléon Bonaparte (futur Napoléon 1er) (1769-1799/ 1804-1814-1815-1821) tient à remercier pour son aide dans sa prise de pouvoir.

Pour « rénover le Château », le Sénateur ordonne dès 1806 la destruction des bâtiments en ruine (le logis des Sept-Vertus et des bâtiments attenant) ou inutiles. Il fait notamment abattre l’aile Henri II et la Collégiale Saint-Florentin (édifice du XIème siècle) et la maison canoniale. Le jardin est également remanié. Tous les travaux sont achevés en 1811.

En 1814, lors de la première Restauration, le Château est restitué à l’héritière du duc de Penthièvre, Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon, duchesse d’Orléans (1753-1821) revenue de son exil espagnol.

Après avoir temporairement – durant les Cent Jours – retrouvé sa vocation de forteresse carcérale, Amboise est rendu définitivement à la famille d’Orléans en 1815.

A sa mort, la duchesse transmet le domaine d’Amboise à son fils Louis-Philippe (1773- 1830/1848-1850), futur roi des Français. Il fait procéder à des rénovations afin de transformer le château en lieu de villégiature.

Ces travaux sont confiés à l’architecte de renom Pierre-François-Léonard Fontaine (1762-1853) et à son disciple, Pierre-Bernard Lefranc (1795-1856).

Le roi Louis-Philippe ardent défenseur du patrimoine français, soutient le classement des monuments emblématiques de l’Histoire nationale, au premier rang desquels figure Amboise, classé dès 1840

La Révolution de 1848 provoque l’exil de Louis-Philippe Ier et le château est placé sous séquestre.

La chute du Second Empire (1852-1870) et l’avènement de la IIIème République (1870-1940) marquent le retour du domaine dans le patrimoine des Orléans.

Un vaste programme de restauration du château est engagé à l’initiative de Philippe (1838-1894), Comte de Paris et petit-fils de Louis Philippe. Ce dernier étant désormais inventorié comme un monument historique, l’État désigne un architecte afin de mener le chantier.

Château d’Amboise Les jardins © L. De Serres

Le dernier épisode tragique pour le Château et la ville d’Amboise a lieu pendant la Seconde Guerre mondiale. Dès le 4 septembre 1939, le château est réquisitionné. L’accès des touristes à la chapelle et au chemin de ronde de la Tour Heurtault est maintenu jusqu’au 22 mai 1940.

En juin 1940, l’armée française en pleine débâcle se replie progressivement au sud de la Loire. Du 4 au 15 juin 1940, le logis royal du château est ainsi le siège éphémère du Ministère de l’Air qui poursuit ensuite son repli sur Bordeaux.

Les 18 et 19 juin 1940, un régiment de tirailleurs sénégalais résiste avec une remarquable bravoure à l’entrée des troupes allemandes à Amboise. Les dégâts matériels sont importants (une centaine d’obus tombent sur le château) et touchent la Chapelle, la tour Garçonnet et celle des Minimes. Après son évacuation, le château souffre pendant 15 jours de l’afflux incontrôlé de réfugiés et de troupes allemandes. Puis il est utilisé par les troupes d’occupation comme entrepôt d’armes et de poste de communication et détection aérienne.

En juillet 1944, il subit un bombardement allié qui endommage les façades du logis, les vitraux et toiture de la chapelle Saint-Hubert. Le 1er août 1944, le château est déserté par les dernières unités de l’armée allemande.

L’inventaire des dégâts est réalisé quelques jours plus tard. L’Etat apporte son concours à la campagne de restauration engagée à partir de 1952.

La Société civile du domaine de Dreux est transformée en 1974 en Fondation Saint-Louis à la faveur de l’évolution de la législation sur la gestion de biens culturels. La Fondation propriétaire des lieux lance un important programme de restauration et de mise en valeur du monument.

Informations Pratiques :

Le château est ouvert toute l’année à l’exception du 1er Janvier et du 25 Décembre.

Tarifs Adulte 12.80 € / Enfants (7-18 ans) 8.80 €

Billetterie en Ligne

Le site officiel du Château royal d’Amboise

Château d’Amboise Saison 2019

ÉVÉNEMENTS 2019

2019 2ème centenaire de la mort de Léonard de Vinci :

Du Jeudi 2 Mai au 2 Septembre 2019 :

« Exposition 1519 La mort de Léonard de Vinci : la construction d’un mythe »

et de nombreuses animations et événements au programme

© Amboise Château Royal

 

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