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« #jesuislà » un film de Eric Lartigau au cinéma le 5 février 2020

Actu Cinéma : la nouvelle comédie avec Alain Chabat

« #jesuislà » un film de Eric Lartigau au cinéma le 5 février 2020

Synopsis :

Stéphane mène une vie paisible au Pays Basque entre ses deux fils, aujourd’hui adultes, son ex-femme et son métier de chef cuisinier. Le petit frisson dont chacun rêve, il le trouve sur les réseaux sociaux où il échange au quotidien avec Soo, une jeune sud-coréenne. Sur un coup de tête, il décide de s’envoler pour la Corée dans l’espoir de la rencontrer. Dès son arrivée à l’aéroport de Séoul, un nouveau monde s’ouvre à lui…

#JeSuislà Photos – Benoît Fatou – Photos Jino Park © 2019 RECTANGLE PRODUCTIONS

Distribution :

Stéphane Alain CHABAT
Soo Doona BAE
Suzanne Blanche GARDIN
David Ilian BERGALA
Ludo Jules SAGOT
Jane Camille RUTHERFORD
Catherine Delphine GLEIZE

#JeSuislà Photos – Benoît Fatou – Photos Jino Park © 2019 RECTANGLE PRODUCTIONS

Entretien avec Eric Lartigau :(extraits)

Dans ses premières séquences, #JESUISLÀ semble faire la promesse d’une comédie romantique, puis le film revêt progressivement les atours d’un conte initiatique à la résonance très contemporaine. Comment cette histoire a-t-elle été initiée ?

L’impulsion de départ a été déclenchée par le producteur Édouard Weil de chez Rectangle Productions, qui m’a raconté un fait divers : l’histoire d’un Suédois qui rencontre une Chinoise sur Internet et qui se rend en Chine, avec le désir de l’épouser. Mais à l’aéroport, la jeune fille n’est pas là et ne donnera aucun signe de vie. Cet homme entame immédiatement une grève de la faim. Au bout d’une semaine, il est rapatrié sanitaire. Il y a eu un petit buzz sur ce personnage au moment des faits, et, d’ailleurs, à notre arrivée en Corée, on nous a appris par l’ambassade que, quatre fois par mois, des gens devaient être rapatriés après être venus à la rencontre de Coréennes, avec lesquelles ils n’ont jamais pu faire connaissance. J’ai trouvé cette histoire et ce parcours captivants, car ils disent quelque chose de la possible et absurde virtualité vers laquelle peuvent conduire les réseaux sociaux. C’est la porte ouverte au fantasme, à la possibilité d’un amour trop idéalisé. Chacun peut aisément se fabriquer son histoire. J’ai été happé par l’idée d’essayer de comprendre le mécanisme qui anime une personne en quête d’amour et d’absolu ; et son corollaire : que se passe-t-il lorsque le fantasme se transmue en réalité concrète ? ../..

#JeSuislà Photos – Benoît Fatou – Photos Jino Park © 2019 RECTANGLE PRODUCTIONS

Le film s’ouvre sur un plan de chêne majestueux, où se déploie votre amour de la nature et votre souci de relier votre personnage à la terre, même s’il entretient un rapport dépendant à son téléphone…

Un plan d’ouverture est important, car il embarque d’emblée le spectateur quelque part. Même si vous n’aimez pas les arbres, vous pouvez trouver fascinant toutes ces ramifications, qui ressemblent à celles de notre cerveau. Le chêne est mon arbre préféré, avec le ginkgo biloba. Les deux sont des arbres millénaires. Il y a quelque chose dans le chêne qui est noble, rustique. Je suis fou amoureux d’un chêne âgé de cinq siècles qui se trouve dans ma maison de famille. Quand j’étais petit, j’allais toujours me réfugier contre lui quand j’avais des soucis. Il m’était d’un vrai réconfort../..

Le film s’achève sur un plan de Stéphane qui ferme les yeux, après avoir veillé à ce que son fils ne prenne pas froid. Finalement, #JESUISLÀ n’est-il pas l’histoire d’un homme qui recouvre la vue ?

Stéphane est content de pouvoir fermer les yeux à la fin. Une fenêtre se clôt. C’est un passage de vie. Ce que j’aime beaucoup dans ce personnage, c’est qu’il est très courageux. Catherine, son ex-femme, le lui dit, d’ailleurs. On en rêve tous, de passer de l’autre côté du miroir, mais c’est vertigineux et ça peut faire peur. On a tous en nous des questionnements sur les actions que nous n’avons pas eu le courage de faire. J’admire chez le personnage de Stéphane la détermination et le combat. Il faut être bien armé dans son crâne pour passer à l’acte. C’est tellement plus facile de baisser les bras. À la fin du film, la page est tournée. Et c’est aussi une renaissance : Stéphane se réinscrit dans sa propre vie…

Propos recueillis par Anne-Claire Cieutat

Voire la Bande Annonce

Une coproduction RECTANGLE PRODUCTIONS
GAUMONT
FRANCE 2 CINÉMA
BELGA PRODUCTIONS
QUARANTE 12 FILMS
Avec la participation de CANAL+ CINÉ+
Avec la participation de FRANCE TÉLÉVISIONS
Avec la participation de ENTOURAGE PICTURES

© Gaumont

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